Maroc : Le rappeur Mehdi Black Wind remis en liberté provisoire
La justice marocaine a accepté, le vendredi 31 juillet 2026, la demande de mise en liberté provisoire du rappeur El Mahdi Lyoubi, connu sous le nom de scène Mehdi Black Wind. Incarcéré depuis trois semaines, il était poursuivi pour « atteintes aux institutions ». L’artiste, qui a pris des positions critiques sur la société marocaine, n’a pas encore précisé s’il pourra quitter le pays pour rejoindre le sud de la France, où il réside depuis dix ans.
À sa sortie de la prison d’Oukacha à Casablanca, des émotions variées ont été ressenties, avec des sourires, des larmes et de longues étreintes. Bien qu’il soit libre, Mehdi Black Wind n’est pas encore blanchi, et une nouvelle date de procès a été fixée au 2 octobre prochain.
Rappeur et réalisateur engagé, il est un fervent soutien du mouvement de jeunesse GenZ 212. Depuis son arrestation début juillet, la scène musicale locale s’est mobilisée en sa faveur, une tribune ayant recueilli près de 5 000 signatures.
Mehdi Black Wind est connu pour ses textes engagés, notamment dans ses chansons « Nashid II » et « Pegasus », qui évoquent des critiques voilées à l’encontre du pouvoir marocain et font référence au logiciel espion israélien utilisé par les services de renseignement marocains. Le rappeur risque une peine de 6 mois à 2 ans d’emprisonnement pour atteinte aux institutions, conformément à l’article 179 du code pénal, qui sanctionne la diffamation, l’injure ou l’offense envers la personne du roi.
Source : RFI


