
L’atelier de cuisine des Petites Cantines a accueilli Singa ce mercredi pour une rencontre culinaire entre Inde et Égypte. Au programme : un repas préparé et partagé par les habitants du quartier des Réformés.
Depuis l’immense cuisine de l’ancien couvent Chez Marthe, l’atmosphère est animée. Les marmites bouillonnent d’épices, tandis que les participants s’activent autour de trois tables en inox. Les tabliers gris des Petites Cantines se mêlent à ceux bleus de Singa. Tous portent un bandana pour des raisons d’hygiène, comme l’explique Zelda, coordinatrice des Petites Cantines.
Dans deux heures et demie, une vingtaine d’habitants du quartier se retrouveront pour partager le repas. C’est l’essence même de l’association des Petites Cantines, qui a déjà ouvert un établissement à Aix en 2023 : organiser des repas durables, participatifs et à prix libre pour renforcer les liens communautaires et lutter contre l’isolement.
Ce mercredi 29 juillet, le défi consiste à préparer trois plats avant midi : des pakoras indiens, du koshari égyptien et un dessert traditionnel indien, le gajar ka halwa. Les odeurs de coriandre et de menthe se mêlent dans une chaleur ambiante.
Une cuisine qui rassemble autant qu’elle nourrit
Pour la deuxième fois, Les Petites Cantines accueillent Singa, une association qui favorise les interactions entre nouveaux arrivants et résidents de Marseille. Ce jour-là, les bénévoles de Singa animent les cuisines. « C’est enrichissant de cuisiner des plats que nous n’aurions jamais imaginés », se réjouit Zelda.
À 11 heures, l’ambiance est festive : Hina et Deepshikha s’engagent dans une danse improvisée, tandis que Nathan, stagiaire chez Singa, plaisante sur le « joli chaos » qui règne. Originaire du Nicaragua, Sofia, en stage de deux mois, exprime sa nostalgie tout en savourant la joie de la préparation culinaire.
Des recettes qui voyagent
Deepshikha prépare son dessert avec des carottes, du beurre ghee et du lait, tandis qu’Hani s’affaire sur le koshari. Chaque recette est photographiée pour illustrer la prochaine édition du livre de recettes de Singa, prévue pour décembre. Nathan annonce qu’il reste encore deux ateliers en août.
Zelda surveille la cuisson des plats. À midi et demi, les premiers convives doivent arriver. L’atelier cuisine accueille une dizaine de personnes, avec l’objectif de servir vingt couverts pour équilibrer les comptes, avec une participation moyenne d’environ douze euros par personne.
Un modèle économique encore fragile
Les Petites Cantines, installées jusqu’en décembre Chez Marthe, n’ont pas encore déterminé où elles poursuivront leurs activités en 2027. Si aucun local n’est trouvé, un retour à un fonctionnement itinérant pourrait être envisagé.
Zelda exprime le besoin urgent de bénévoles pour développer des partenariats avec des agriculteurs et des commerces locaux. Les Petites Cantines s’approvisionnent auprès de producteurs locaux, du Super Cafoutch ou encore d’invendus comme ceux de la boulangerie Merlin.
Cet article est basé sur un événement rapporté par Made in Marseille.

