Au Chili, la renaissance des battles de freestyle
Des centaines de personnes se rassemblent dans un parc de Santiago pour assister à des duels de rimes improvisées, sans violence physique, mais avec une intensité palpable. Les battles de freestyle, qui avaient souffert d’un coup d’arrêt durant la pandémie de Covid-19, connaissent aujourd’hui un regain de popularité, particulièrement parmi la jeunesse chilienne.
Après une période difficile où les compétitions se sont raréfiées, les événements de freestyle sont de retour, attirant un public nombreux. En avril, la capitale a accueilli la finale mondiale du championnat Red Bull Batalla de los Gallos, remportée par le rappeur Efraín Reeve, alias “El Menor”, devant plus de 7 000 spectateurs. Ce phénomène s’est également manifesté dans les parcs de Santiago, où les DEM Battles, initiées par les youtubeurs Diego et Matías Núñez en 2016, ont repris.
Une des raisons de ce renouveau est l’introduction des DEM Battles −18, réservées aux jeunes de moins de 18 ans, qui favorisent l’émergence d’un nouveau vivier de talents. Dans un pays comme le Chili, où la poésie est profondément ancrée dans la culture, le succès du freestyle n’est pas surprenant.
Un cercle, des projecteurs et un haut-parleur
Lors d’une récente compétition à Santiago, 150 jeunes de moins de 18 ans ont participé, avec un droit d’inscription de 2 000 pesos (environ 1,90 euro). Un cercle délimité par une corde bleue séparait le public des artistes, tandis que les juges prenaient place au centre de l’arène. L’organisateur, Tomás Gutiérrez, alias “Cayú”, a souligné que “le freestyle renaît, au moins au Chili”.
En mai, plus de 7 000 personnes se sont également rassemblées au parc Almagro pour soutenir les compétiteurs. Ce succès est attribué à la popularité croissante d’artistes aux vidéos virales et à des initiatives locales, comme celle de Martín “Acertijo” García, qui a ouvert un centre d’entraînement au freestyle.
Dans les parcs, des jeunes impressionnent par la qualité de leurs rimes et leur capacité à créer des phrases à double sens, captivant ainsi un public enthousiaste.
Source : La Tercera.


