Sénatoriales. Renaud Muselier sort l’artillerie lourde avec son comité de soutien

Publié le 31 juillet 2026 à 18h38 – Dernière mise à jour le 31 juillet 2026 à 19h01

Renaud Muselier présente son comité de soutien à Aix-en-Provence, affirmant sa capacité à remporter quatre sièges au Sénat, soit la moitié des postes renouvelables dans les Bouches-du-Rhône.

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Les principaux élus de la droite et du centre des Bouches-du-Rhône, réunis autour de Renaud Muselier à Aix-en-Provence (Photo Joël Barcy)

Un été sous tension

L’été a été marqué par des tensions pour Renaud Muselier, qui a rencontré des difficultés lors de la constitution de sa liste pour les sénatoriales. Initialement optimiste, il a dû faire face à des négociations compliquées, notamment avec la sénatrice sortante LR, Valérie Boyer, qu’il a tenté de convaincre de rejoindre une liste d’union. Malgré ses efforts, Boyer a décidé de mener sa propre liste, ce qui a complexifié le paysage politique local.

Une parenthèse judiciaire refermée

Renaud Muselier a également dû gérer une affaire judiciaire liée à un signalement anonyme concernant un prestataire de la Région. Le parquet a clos l’affaire sans suite, mais l’incident a ajouté une pression supplémentaire à sa campagne.

Le banc et l’arrière-banc

Le comité de soutien de Muselier rassemble des figures politiques importantes, incluant la présidente du Département, Martine Vassal, et le président de la Métropole Aix-Marseille-Provence, Nicolas Isnard. Ce soutien vise à afficher l’unité de la droite et du centre face aux enjeux sénatoriaux.

« On en aura quatre »

Dans les Bouches-du-Rhône, 3 695 grands électeurs seront appelés à élire huit sénateurs. Renaud Muselier estime que, selon ses calculs, sa liste pourrait obtenir quatre sièges, se basant sur un quotient de 462 voix par siège. Il souligne que la droite et le centre représentent 1 670 électeurs, ce qui, selon lui, pourrait se traduire par 3,9 sénateurs, tandis que la gauche et l’extrême droite obtiendraient respectivement 2,6 et 1,31 sénateurs.

Cette situation illustre la complexité d’un scrutin où les équilibres sont souvent incertains, un enjeu que Jean-Claude Gaudin résumait par l’expression : « Les sénatoriales sont des élections où les électeurs sont plus menteurs que les candidats. »

Reportage Joël BARCY

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