Deux accidents mortels de bus en 24 heures en Algérie : l’urgence de mes radicales
L’Algérie est en deuil. En moins de 24 heures, 30 personnes ont perdu la vie dans deux accidents tragiques de bus. Le premier s’est produit le vendredi 31 juillet vers 9h30 à Boumerdès, et le second peu avant 06h00 du matin, ce samedi 1er août, à Timimoune. Le bilan des blessés est également très lourd : 62 personnes.
Le drame de Boumerdès survient moins d’une année après un autre tragique accident survenu à l’Oued el Harrach à Alger le 15 août 2025, où 18 personnes avaient perdu la vie et 25 autres avaient été blessées. Depuis ces incidents, les autorités ont renforcé les contrôles, importé de nouveaux bus pour renouveler un parc vétuste, et révisé le Code de la route, devenu plus répressif. Cependant, ces mes n’ont pas suffi à mettre un terme à la série d’accidents mortels impliquant des bus.
Les chauffeurs continuent de circuler à des vitesses excessives avec des véhicules souvent vétustes et mal entretenus. Le bus impliqué dans le drame de Boumerdès avait 15 ans, un âge considérable pour un moyen de transport public qui effectue des milliers de kilomètres chaque mois.
Face à cette situation alarmante, des voix s’élèvent pour demander une reprise en main du transport en commun par l’État. Les mes à envisager incluent l’installation de limitateurs de vitesse, des contrôles techniques plus rigoureux, un durcissement des conditions d’obtention du permis de conduire pour les transports en commun, ainsi que la réparation des routes et la mise à disposition de pièces de rechange d’origine.
Il est impératif que des décisions plus radicales soient prises rapidement pour empêcher d’autres tragédies et sauver des vies.
Source : TSA Algérie


