James Webb brise le rêve d’une sphère de Dyson extraterrestre après avoir percé le mystère de deux étoiles

Le télescope James Webb brise le rêve d’une sphère de Dyson extraterrestre

La sphère de Dyson reste le rêve le plus tenace des chasseurs d’extraterrestres. Deux étoiles avaient fini par en porter tous les signes. Un télescope infrarouge vient de doucher cet espoir.

Le télescope James Webb a démonté la meilleure sphère de Dyson connue

Freeman Dyson imaginait dès 1960 des civilisations capables d’entourer leur étoile de capteurs solaires. Deux naines rouges semblaient enfin correspondre à ce scénario. Selon des travaux de l’université d’Uppsala mis en ligne sur arXiv en juillet 2026, ces astres n’abritent pourtant rien d’artificiel. L’équipe suédoise les a observés avec le télescope James Webb, dissipant ainsi le mystère dès les premières images.

Le projet Hephaistos avait passé au crible environ 5 millions d’étoiles de notre galaxie. Sept d’entre elles ont franchi tous les filtres. Les astronomes ont ensuite pointé les deux meilleures, les 28 juillet et 9 septembre 2025. Ces séances relevaient du programme d’observation GO 7199. L’instrument MIRI a capté leur lumière dans trois filtres infrarouges, de 5,6 à 15 microns. Une analyse spectrale a complété ces images.

À 5,6 microns, l’étoile domine largement le champ. En revanche, à 15 microns, elle s’efface et une seconde source s’allume juste à côté. Le télescope WISE, moins précis, avait fusionné ces deux objets en un seul point, attribuant ainsi à l’étoile une chaleur qui ne lui appartenait pas. Ce brouillage a entretenu l’espoir pendant près de deux ans.

Deux galaxies noyées dans la poussière ont trompé les astronomes

Derrière le premier candidat se cache une galaxie dont la lumière subit un décalage vers le rouge d’environ 0,9. Son spectre correspond à une Hot DOG, une galaxie chaude noyée dans la poussière. Un trou noir supermassif y chauffe d’immenses nuages, brillants dans l’infrarouge moyen.

Le second candidat cachait une galaxie plus proche, à environ 0,4. Sa forme étendue et grumeleuse trahit une flambée d’étoiles. L’astre de premier plan tombait sur l’un de ses nœuds les plus brillants, ce qui a faussé les mes.

Chaque fausse sphère de Dyson affine la traque des civilisations lointaines

L’écart entre chaque étoile et sa galaxie atteint à peine une seconde d’arc, équivalant à une pièce de monnaie observée depuis près de 5 kilomètres. Aucun instrument précédent ne pouvait séparer deux sources aussi serrées. Seul le miroir du James Webb offre cette finesse dans l’infrarouge moyen.

Ces galaxies imitent presque parfaitement le signal attendu d’une mégastructure, restant discrètes en lumière visible et flamboyantes en infrarouge. Les prochaines campagnes devront donc écarter ce type d’intrus dès le départ. Les chercheurs livrent la méthode complète pour y parvenir.

L’étude n’a pas encore passé l’épreuve du comité de lecture. Cinq candidats du projet Hephaistos attendent toujours leur examen au télescope. En parallèle, les deux galaxies démasquées intéressent désormais les spécialistes des trous noirs, qui pourraient les observer grâce à de futurs télescopes géants.

Source : Université d’Uppsala, arXiv

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *