« La ville est prête à relever tous les défis » : où pourrait-on voir un Ironman débarquer en Bretagne dans les prochaines années ?

La ville est prête à relever tous les défis : Saint-Malo en tête pour accueillir un Ironman en Bretagne

Tracer des zones sur une carte de France pour y installer une nouvelle épreuve est une chose, se confronter aux réalités du terrain breton en est une autre. Thibault Vellard, directeur général d’Ironman France, le concède : « Le choix d’une ville repose sur des critères drastiques. Il faut de l’eau propre et nageable en toute sécurité, des infrastructures hôtelières conséquentes et une forte accessibilité, ce qui élimine d’emblée les communes rurales ».

L’image de la destination est également primordiale. Ironman, marque reconnue, analyse l’attrait de ses sites. Pour son dirigeant, il est hors de question de déplacer le label dans des zones peu attractives ou où il pourrait y avoir un risque de cannibalisation avec d’autres événements.

Une programmation surchargée dans le Morbihan

Les regards se tournent vers les places fortes du triathlon régional. À Quiberon, la municipalité se montre enthousiaste. « La ville est prête à relever tous les défis », as Gildas Quendo, premier adjoint. Cependant, la presqu’île est déjà saturée en termes d’événements, notamment avec la manche mondiale de la WTCS prévue fin juin. La configuration des lieux complique également la mise en place d’un parcours vélo de 180 km sur des routes uniques, souvent encombrées en été. Quiberon se situe également à 150 km des Sables-d’Olonne, où un Ironman est déjà établi.

Saint-Malo, une opportunité à saisir

L’analyse des critères favorise Saint-Malo. Pierre-Yves Collet, président de la Ligue de Bretagne, affirme que « la ville la plus propice à l’heure actuelle serait Saint-Malo ». La cité corsaire dispose d’une liaison TGV directe avec Paris, d’un aéroport à proximité à Rennes, d’une capacité hôtelière importante et d’un cadre touristique attrayant avec sa natation le long du Sillon. Bien que la mairie n’ait pas encore donné suite aux propositions, les acteurs locaux se montrent prêts à accueillir un tel événement.

Une expérience confirmée

Olivier Lejeune, ancien président du Saint-Malo Triathlon, souligne la viabilité du projet. Le club a déjà organisé l’Ironcorsair en 2016 et l’XLCorsair en 2018. Selon lui, le Nord-Bretagne pourrait attirer les 2 000 dossards nécessaires pour la rentabilité, en séduisant les triathlètes locaux, ceux du Grand Ouest et la clientèle anglaise venant par ferry.

Un dernier paramètre stratégique concerne le Bayman, un triathlon XXL au Mont-Saint-Michel, qui attire de nombreux Bretons mais souffre d’une programmation tardive en octobre. Pour Ironman, l’option d’une implantation à Saint-Malo ou l’acquisition du Bayman pour l’adapter à une date estivale demeure une possibilité. Les discussions sont ouvertes, et à Saint-Malo, les conditions semblent favorables pour l’avenir.

Source : Le Télégramme

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