L’activité manufacturière en Chine en recul : une contraction inattendue en juillet
L’activité manufacturière en Chine a enregistré une contraction en juillet, marquant son premier recul en cinq mois, selon des données officielles publiées vendredi. L’indice des directeurs d’achat (PMI) du secteur manufacturier s’est établi à 49,2, en baisse par rapport à 50,3 en juin, selon le Bureau national des statistiques (BNS). Un chiffre inférieur à 50 indique une contraction de l’activité.
Cette performance est bien en deçà des prévisions des économistes, qui tablaient sur un PMI de 50,1, indiquant une légère progression. Le secteur manufacturier fait face à des incertitudes croissantes, exacerbées par le conflit au Moyen-Orient, qui a entraîné une hausse des coûts de l’énergie, impactant ainsi la conjoncture mondiale.
La forte croissance des exportations, notamment soutenue par la demande pour l’électronique et les composants liés à l’intelligence artificielle, a constitué un point positif. Toutefois, la demande intérieure reste précaritaire, notamment en raison d’une crise persistante dans le secteur immobilier, ce qui pèse sur l’activité manufacturière.
Julian Evans-Pritchard, analyste chez Capital Economics, a noté que la chute des nouvelles commandes, tombée à 48,5, représente le niveau le plus bas depuis 38 mois, soulignant la faiblesse de la demande intérieure comme principale cause de cette contraction. Parallèlement, l’indice PMI du secteur non manufacturier a également chuté à 49,0, marquant la contraction la plus marquée depuis plus de trois ans.
Ces résultats interviennent alors que le président Xi Jinping a reconnu les « difficultés et défis » auxquels l’économie chinoise fait face, appelant à « renforcer l’efficacité des politiques macroéconomiques » et à exploiter le potentiel de la demande intérieure.
Les anticipations des entreprises concernant leur production future semblent cependant plus optimistes, indiquant qu’elles estiment que cette dégradation de l’activité pourrait être de courte durée, peut-être en raison d’un soutien budgétaire accru prévu pour le reste de l’année.
Source : BNS.


