« La Gironde, c’est grand » : malgré les incendies, les professionnels du tourisme espèrent sauver la saison

La Gironde, c’est grand : malgré les incendies, les professionnels du tourisme espèrent sauver la saison

La préfète de la Gironde, Sophie Brocas, avait incité la semaine dernière les touristes à ne pas se rendre dans le département, alors que les incendies faisaient rage. « J’incite les touristes à ne pas venir, ne pas rejoindre la Gironde », avait-elle déclaré, invitant même ceux déjà présents à envisager une autre destination. Cependant, six jours plus tard, alors que l’incendie est désormais « contenu » mais pas encore maîtrisé, le ministre du Tourisme, Serge Papin, a changé de ton : « Allez, on y va, on y retourne », a-t-il annoncé sur X.

Les autorités cherchent à rasr et à encourager les visiteurs à revenir dans un territoire partiellement touché par les flammes. Le secteur touristique représente 7 % du PIB de la Gironde, soit plus de 40 000 emplois et 3,2 milliards d’euros de retombées économiques directes. La situation actuelle ne doit pas porter un coup supplémentaire à l’économie locale. « La Gironde, c’est grand, très grand », rappelle Franck Chaumès, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) Gironde.

Cependant, les retombées négatives sont déjà visibles. À la Presqu’île du Cap Ferret, Franck Chaumès signale des pertes de 100 % dans les établissements touristiques, incluant hôtels, bars et restaurants, avec deux campings sur dix qui ont été ravagés par les flammes. À Bordeaux, des vacanciers, comme Francine Chauvirey, ont écourté leur séjour en raison de la fumée, tandis que d’autres, comme Vila, ont dû rentrer chez eux à cause des incendies.

Les annulations ne se limitent pas aux zones évacuées. Des professionnels du tourisme rapportent des annulations dans des régions éloignées, comme le Médoc et le Libournais, à 70 km du Cap Ferret. Jean-Daniel Debart, coprésident de l’office de tourisme de Saint-Émilion, souligne que toute la Gironde n’est pas affectée par les incendies, mais constate tout de même des dizaines d’annulations, même pour des réservations de septembre.

Pour contrer cette tendance, Michel Picon, président de l’Union des entreprises de proximité, appelle les touristes à choisir la Gironde plutôt que d’autres destinations ensoleillées. L’UMIH a lancé une campagne en cinq langues pour inciter les visiteurs à revenir. Le maire de Bordeaux, Thomas Cazenave, a également encouragé les voyageurs à soutenir les commerces locaux en se rendant dans la ville, promettant un accueil chaleureux.

Source : Le Télégramme

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