Maladie cœliaque : les recommandations de la HAS pour améliorer le diagnostic
Selon la Haute Autorité de Santé (HAS), la maladie cœliaque est encore trop largement sous-diagnostiquée. Sans prise en charge, elle peut entraîner des complications graves, y compris des cancers. Pour permettre une prise en charge précoce, la HAS a publié le 28 juillet de nouvelles recommandations.
La maladie cœliaque est une pathologie auto-immune de l’intestin grêle, causée par l’ingestion de gluten. Chez les individus génétiquement prédisposés, le système immunitaire réagit en produisant divers auto-anticorps, provoquant inflammation et lésions de la paroi intestinale, avec pour conséquence une digestion altérée et une mauvaise assimilation des nutriments essentiels.
Il est crucial de ne pas confondre la maladie cœliaque avec l’intolérance au gluten, qui, bien qu’elle provoque un inconfort digestif, ne cause aucune lésion et n’entraîne pas de complications graves.
Retard de croissance, infertilité, cancers…
La maladie cœliaque toucherait environ 1 % de la population, mais selon la HAS, elle est largement sous-diagnostiquée en raison de manifestations cliniques variées, parfois même absentes. Les nouvelles recommandations visent à améliorer le diagnostic et à prévenir des complications telles que le retard de croissance, l’infertilité, ainsi que divers cancers.
Le traitement principal est un régime strict sans gluten, qui ne doit pas être initié sans confirmation du diagnostic par un professionnel de santé, afin d’éviter des résultats faussement négatifs lors des examens. Le test sérologique recommandé en première intention est le dosage des anticorps IgA anti-transglutaminase, associé au dosage des IgA totales.
Quand réaliser un test ?
La HAS recommande aux soignants d’évoquer la maladie cœliaque, même en l’absence de symptômes digestifs typiques, car des formes atypiques et asymptomatiques sont fréquentes. Un test sérologique doit être effectué en cas de symptômes évocateurs ou d’anomalies biologiques, notamment des carences ou une anémie, ainsi que chez les patients à risque, comme ceux ayant des antécédents familiaux ou des pathologies associées.
Dans certains cas, une simple prise de sang peut suffire, sans nécessité d’endoscopie digestive, si les critères sont réunis.
Source : Haute Autorité de Santé (HAS)


