Que penser du cycle syncing, l’adaptation du quotidien au cycle menstruel ?
Le phénomène du cycle syncing, ou « synchronisation du cycle menstruel », a récemment pris de l’ampleur sur les réseaux sociaux, suscitant un vif intérêt. Cette méthode consiste à adapter son quotidien, notamment son alimentation et son activité physique, en fonction des différentes phases du cycle menstruel, qui débute le premier jour des règles et s’achève au début du cycle suivant.
Difficultés de compréhension
Les recommandations varient largement selon les sources. Par exemple, durant la phase folliculaire, certains préconisent des exercices doux comme le yoga ou la marche, tandis que d’autres suggèrent des activités plus intenses comme la natation ou le vélo. Sur le plan alimentaire, les conseils oscillent entre la consommation d’aliments fermentés et de légumes frais, et l’accent sur des protéines maigres et des céréales complètes.
Une approche naturelle
Les partisans du cycle syncing mettent en avant une approche naturelle qui pourrait aider les femmes à mieux gérer certains symptômes liés à leurs règles. Cette méthode vise à ajuster les besoins énergétiques, tant alimentaires que physiques, aux fluctuations hormonales, qui peuvent engendrer fatigue, sautes d’humeur et modifications de l’appétit.
Absence de preuves scientifiques
Cependant, le cycle syncing n’est pas validé par des études scientifiques solides. Le Dr Emily Pfender de l’Université de Pennsylvanie a examiné le contenu de 100 vidéos sur le sujet et a conclu que ces contenus simplifient excessivement une littérature scientifique complexe. Le Dr Emmalee Ford de l’Université de Sydney a également noté qu’aucune donnée scientifique ne permet d’affirmer que le cycle syncing est réellement efficace. Elle souligne néanmoins qu’adapter occasionnellement son mode de vie selon ses sensations peut rendre la période des règles plus confortable.
Voix des experts
Les experts, comme le Dr Pfender, mettent en garde contre les discours négatifs entourant la contraception hormonale sur les réseaux sociaux et soulignent l’importance de fournir des informations fiables sur la santé reproductive des femmes dans un environnement numérique en constante évolution.
Source : La Dépêche.


