Libération provisoire du rappeur Black Wind : la justice marocaine répond à la demande de ses avocats
Le 31 juillet 2026, la justice marocaine a accordé la mise en liberté provisoire au rappeur El Mahdi Lyoubi, connu sous le nom de Black Wind, après trois semaines de détention. Il est toujours poursuivi pour « atteinte aux institutions », une infraction qui peut inclure la « diffamation, injure ou offense envers la personne du roi », selon l’article 179 du Code pénal marocain.
Âgé de 34 ans, Black Wind est également réalisateur et reconnu pour ses textes critiques sur les inégalités sociales au Maroc. Son arrestation a eu lieu après qu’il ait été empêché de quitter le territoire le 10 juillet à l’aéroport de Rabat, alors qu’il se préparait à prendre un vol pour la France, où il réside depuis près de dix ans.
Lors de l’audience du 31 juillet, son avocate, Maître Sara Soujar, a précisé que le juge s’était prononcé rapidement sur la demande de libération. Bien que Black Wind soit encore incarcéré en début d’après-midi, elle a affirmé qu’il allait sortir. Aucune interdiction de quitter le territoire ne lui a été signifiée à ce stade, mais il est encore trop tôt pour déterminer s’il regagnera la France.
Devant le tribunal de première instance de Casablanca, plusieurs dizaines de soutiens se sont rassemblés, portant des pancartes « Free Mehdi ». Les poursuites contre des militants et des internautes en vertu du Code pénal ont suscité des critiques croissantes d’organisations de défense des droits humains, qui plaident pour l’application du Code de la presse, lequel n’impose plus de peines d’emprisonnement depuis 2016. La prochaine audience de Black Wind est prévue pour le 2 octobre.
Source : AFP


